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Critique Ciné : THIRST, CECI EST MON SANG de Park Chan-Wook

Publié par Xav-B sur 9 Octobre 2009, 19:30pm

Catégories : #Critiques Ciné





FICHE TECHNIQUE :
 - TITRE ORIGINAL : Bak-Jwi
 - AVEC : Song Kang-Ho & Kim Ok-vin
 - REALISATEUR : Park Chan-Wook
 - GENRE : Fantastique
 - DUREE : 2h13
 - SITE OFFICIEL : http://www.thirst-lefilm.com/
 - DATE DE SORTIE : 30 septembre 2009

INTERDIT AUX MOINS DE DOUZE ANS

BANDE ANNONCE :


SYNOPSIS : Volontaire pour tester un vaccin contre le virus Emmanuel, le prêtre Sang-hyun est finalement contaminé. Sur le point de mourir, il est sauvé par une transfusion sanguine qui le transforme en vampire. Ses sens en émoi,  il est travaillé par des pulsions et succombe aux charmes de Tae-Joo, la femme d'un ami d'enfance.



CRITIQUE
: Aprés la comédie légére Je Suis Un Cyborg, le réalisateur Coréen Park Chan-Wook revient à l'ambiance de ses premiers films pour ses premiers pas dans le fantastique. Une histoire de vampire qu'il a lui même écrit selon sa propre vision du mythe tout en y insérant ses sujets de prédilection et sa patte reconnaissable entre tous. Il a fallu plus de dix ans au réalisateur d'Old Boy pour arriver à finir le scénario de Thirst, Ceci Est Mon Sang. Une obsession dont  Park Chan-Wook vient enfin d'accoucher, un nouveau film choc dans la lignée de ses précédentes réalisations.

Que ceux qui s'attendent a un véritable film de vampire dans la lignée d'un Dracula ou d'Entretien avec Un Vampire soient prévenus, le film de Park Chan-Wook n'a rien à voir avec un véritable film fantastique. Le réalisateur aborde la transformation en vampire comme un véritable drame. Le prêtre contaminé est pris dans un terrible dilemme : Comment un homme d'église censé faire le bien peut il boire le sang d'innocent. Pourtant il n'a pas le choix, si il ne se nourrit pas, la maladie va l'emporter. De plus sa transformation va lui donner des pulsions sexuelles qui l'amèneront à commettre l'adultère.

Park Chan-Wook  a toujours l'habitude de prendre son temps pour dérouler son histoire. Les rythmes de ses films sont bien souvent très lent mais là ou cela marchait parfaitement dans Old Boy ou Lady Vengeance, dans Thirst l'histoire prend vraiment trop de temps à décoller. On attend très longtemps avant que le prêtre assume ses pulsions et ses envies de sang, on attend en fait un coté fantastique qui n'arrivera jamais vraiment. Park Chan-Wook s'est visiblement plus inspiré du coté romantique du Dracula de Bram  Stocker plutôt qu'a l'action. Résultat on s'ennuie un peu et si le film n'était pas plus cru on pourrait presque se croire dans Twilight.



De plus le film fini vraiment par s'enliser dans sa dernière partie dans le n'importe quoi a partir ou le couple commet le meurtre qui les conduira a leur perte. A aucun moment, le réalisateur nous rend attachant ces personnages et au bout d'une heure et demi ou il ne s'est toujours rien passé on finit par vraiment lâcher cette histoire. On ressent vraiment la peine que le réalisateur a eu pour écrire son histoire. Même si il y aurait de quoi se prendre la tête a analyser les différents messages que souhaitent faire passer le réalisateur, on aurait largement préféré juste se distraire  et frissonner autant qu'avec Old Boy.

Le prêtre Sang-Hyun est interprété par Song Kang-Ho, un fidèle des films de Park Chan-Wook que l'on a vu dans JSA et dans Sympathy For Mr Vengeance. L'acteur est très convaincant dans son rôle mais le scénario étrange du long métrage ne permet pas vraiment de s'attacher a lui par manque de signes de reconnaissance. La jeune Kim Ok-Vin incarne Tae Joo, la femme dont le prêtre vampire va s'enticher. L'actrice dont c'est le premier film donne réellement de sa personne dans des scènes de sexes plutôt corsées mais perd elle aussi de plus en plus d'intérêt au fur et a mesure que le film s'enlise dans le néant.

Vous l'aurez compris Thirst est une déception par son scénario trop étrange et son rythme trop lent. 2h13 c'est facilement trois quarts d'heure de trop pour un film qui aurait du proposer plus de scènes dynamiques et une meilleure identification a ses héros. Reste heureusement la plastique irréprochable du film aux décors et aux cadres soignés où l'on reconnaît sans peine le talent de Park Chan-Wook. Espérons qu'il saura se ressaisir pour son prochain long métrage.



MON AVIS : 2/5
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